Entrée en vigueur du traité sur la haute mer

Le Traité sur la haute mer est entré en vigueur le 17 janvier 2026, marquant une étape historique pour la protection de la biodiversité dans les zones situées au-delà des juridictions nationales.

La WFSW, représentée auprès de l’UNESCO par Josette Rome Chastanet, Mehdi Lahlou et l’ensemble de l’équipe UNESCO, a contribué activement aux discussions scientifiques et politiques, renforçant ainsi le rôle de la Fédération dans la promotion de la science et d’une gouvernance durable des océans.

https://oceans-and-fisheries.ec.europa.eu/news/high-seas-treaty-enters-force-milestone-ocean-conservation-2026-01-16_en

Entrée en vigueur du traité sur la haute mer: Une étape importante pour la conservation des océans

News announcement
16 January 2026 – Directorate-General for Maritime Affairs and Fisheries – 3 min read

Baleine à bosse sautant hors de l’eau en Australie.
©Nicolas Faramaz/stock.adobe.com

Le traité sur la haute mer,officiellement connu sous le nom d’accord sur la biodiversité au-delà des juridictions nationales, entre en vigueur le 17 janvier 2026.

L’Union européenne et ses États membres célèbrent cette étape importante dans la conservation des océans et l’utilisation durable des océans. Cet accord historique fournit un cadre pour la gouvernance commune d’environ la moitié de la surface de notre planète et de 95 % du volume des océans,qui représentent le plus grand habitat de notre planète.

L’accord permettra de

  • établir des zones marines protégées (AMP) en haute mer
  • réglementer l’exploitation des ressources génétiques marines
  • évaluer l’impact environnemental des activités humaines actuelles et futures
  • soutenir les pays en développement par des programmes de renforcement des capacités et de transfert de technologies marines

Jusqu’à présent, l’accord a été ratifié par 81 parties, dont l’UE et 16 de ses États membres, et signé par 145 pays.

Un rôle clé pour l’UE

L’UE et ses États membres ont dirigé le processus politique et les négociations de cet accord, dont la conclusion et l’adoption en 2023 ont été un succès majeur du multilatéralisme et une réalisation historique du droit international et de la gouvernance des océans.  Le 19 septembre 2025, deux ans après son adoption, l’accord a atteint le seuil nécessaire de 60 ratifications pour entrer en vigueur 120 jours après, le 17 janvier 2026.

En tant que coprésidente de la coalition à haute ambition sur la BADJN, qui réunit 46 pays, l’UE reste fermement engagée au plus haut niveau politique.

L’UE et ses États membres sont actuellement engagés dans des discussions préparatoires en vue de la première conférence des parties (COP), qui aura lieu dans un délai d’un an à compter de l’entrée en vigueur de l’accord sur la BADJN.

L’UE s’est également engagée à soutenir la mise en œuvre du traité, en particulier dans les pays en développement, par l’intermédiaire du programme mondial de l’UE pour les océans. Le programme «Océans mondiaux» est un programme financé par l’UE à hauteur de 40 millions d’euros, qui a été lancé lors de la troisième conférence des Nations unies sur les océans en juin. Sa première phase consiste en une assistance technique à la demande de 10 millions d’euros, qui est déjà pleinement opérationnelle.

En outre, l’UE est également un contributeur essentiel aux travaux initiaux du secrétariat de la BADJN hébergé par le DOALOS, la division des Nations unies pour les affaires maritimes et le droit de la mer.

Contexte

Les zones situées au-delà de la juridiction nationale comprennent la haute mer et les fonds marins situés au-delà de la juridiction nationale.

Elles contiennent des ressources marines et de la biodiversité et apportent à l’humanité des avantages inestimables sur les plans écologique, économique, social, culturel, scientifique et de la sécurité alimentaire. Cependant, ils subissent une pression croissante de la pollution, de la surexploitation, du changement climatique et de la perte de biodiversité. Le nouveau traité répond à ces défis, en particulier dans la perspective de l’augmentation future de la demande de ressources marines (pour l’alimentation, les médicaments, l’énergie, par exemple).

Ce traité sur la haute mer contribuera également à accroître la cohérence, la coordination et les synergies entre les activités liées aux océans menées par de nombreuses organisations et parties prenantes, contribuant ainsi à une gestion plus globale des activités en haute mer.

Plus d’informations

Coalition ambitieuse de la BADJN – rassembler les nations pour protéger la biodiversité de la moitié de la planète 

Détails

Date de publication – 16 janvier 2026
Auteur – Direction générale des affaires maritimes et de la pêche